Architecte Diplômé d'État — Annecy
Chaque site, chaque bâtisse existante porte en elle une mémoire propre — une manière d'habiter le lieu que l'architecture doit d'abord écouter avant de proposer. C'est dans cette attention portée à l'histoire, aux usages et aux matières que naît une conception juste, jamais imposée.
Installé à Annecy, entre lac et montagne, j'inscris chaque projet dans son territoire : le relief, la lumière, le climat alpin et les savoir-faire locaux en sont les fondations. Rénovation, construction neuve, aménagement intérieur — chaque mission est pensée pour durer, dans un dialogue patient entre le patrimoine haut-savoyard et les usages d'aujourd'hui.
Construire ici, c'est prendre position dans un paysage précis. Je crois à une architecture qui ne cherche pas à impressionner mais à s'accorder — au relief qui l'entoure, aux matières qui la composent, aux gestes de ceux qui la construisent. Chaque détail, du plan général à la moindre menuiserie, répond à cette même exigence de justesse.
Échangeons
Notre atelier conçoit des projets sur-mesure, adaptés à chaque client et à chaque site. N'hésitez pas à nous écrire pour démarrer la conversation.
"À fleur de vignes"
"Pablito"
"Rufus"
"Hôtel Dualis"
De première abord, la valeur patrimoniale de cette bâtisse ne fut pas facile à capter. Cette architecture, alors d'apparence très simple, était pourtant dotée d'un grand potentiel. C'est après plusieurs visites et en se confrontant à cet existant chargé d'histoire que des mécanismes de pensées et des articulations d'espaces extrêmement surprenants sont apparus. Les spatialités générées au service de la domesticité et du confort nous poussent à appréhender l'extrême précision, pour maintenir un dialogue cohérent avec ce patrimoine éloquent.
Avant travaux : une bâtisse d'apparence simple, dont le potentiel s'est révélé au fil des visites.
Le plan et la coupe organisent le dialogue entre le volume en pierre existant et l'extension en bois.
Le chantier : la structure bois prend forme au-dessus du bâti en pierre conservé.
Cet appartement, dernier étage d'un immeuble des années 1960, ne disposait que d'une chambre. L'espace était là, dissimulé dans les angles morts, dans les hauteurs ignorées, dans les perspectives et les vues lointaines que l'on n'avait jamais osé ouvrir. C'est en empruntant au vocabulaire de la maison individuelle — les changements de niveaux, les jeux de profondeur, les dilatations soudaines — que cet appartement mal agencé a retrouvé une clarté d'usage et une générosité inattendue.
Le plan et les coupes montrent le nouveau jeu de niveaux qui structure l'appartement.
Le chantier : dépose des cloisons existantes et réouverture des perspectives vers le lac.
Une grange. Abandonnée au bord d'un chemin, couverte de mousse, envahie par le lierre. Sous la pierre brute, sous la charpente fatiguée, quelque chose résistait — une présence, une silhouette ancrée dans le paysage comme si elle en était née. Plutôt que d'effacer, on a prolongé. La grange existante a été relevée, retrempée dans sa matière d'origine — pierre, bois, pente de toit — tandis qu'une extension horizontale vient s'y adosser avec discrétion, glissant dans la pente comme une strate géologique nouvelle.
L'état initial : une grange abandonnée, couverte de mousse, dont la présence dans le paysage a guidé tout le projet.
Dualitas explore la relation entre deux mondes : l'ancien et le contemporain, la pierre et le bois, la ville et le jardin. L'Hôtel Dualis ne se contente pas d'occuper Annecy — il respire avec elle, intégrant le tissu urbain de la vieille ville tout en offrant un écrin de nature généreux sur les hauteurs du Passage Nemours. Deux temporalités, deux grammaires constructives, une seule respiration.